
Plateforme eSyndic : Transparence ou Miroir aux Alouettes ?
Par une copropriétaire avertie
Bonjour chers voisins 💐,
Je partage avec vous mon récent "pèlerinage" au bureau du syndic. Ce qui devait être une simple formalité numérique s'est transformé en une expérience révélatrice sur les méthodes de gestion de notre copropriété.
📝 Le Protocole : La sécurité version "Théâtre"
Suite à un SMS, je me suis déplacée pour récupérer mes accès à la fameuse plateforme.
La paperasse : Formulaire complet, attestation sur l’honneur de l’exactitude des données (nom, mail, téléphone)...
L'absurdité : On me demande de certifier mon numéro de téléphone sur lequel ils m'ont déjà envoyé un SMS ! 🤣
La faille : Tout ce formalisme sans même demander une pièce d’identité. N'importe qui aurait pu se présenter à ma place. Sécurité ? Zéro.
💰 Le Concept : "Payez pour voir... ce que vous devez !"
C’est ici que le génie administratif entre en scène. Au moment de récupérer mes paramètres, l'agent m'annonce que l'accès doit être validé par le "Président" (le Directeur) et qu'il faut surtout... avoir payé ses charges au préalable.
Réflexion : Conditionner l'accès à l'information (le montant de vos charges) par le paiement de cette même donnée est un concept brillant. On vous demande de montrer patte blanche pour avoir le "privilège" de consulter votre propre facture !
🔦 Vraie Transparence vs Relance Déguisée
Ne nous trompons pas de débat. Une plateforme de syndic digne de ce nom devrait offrir :
Une visibilité totale sur l'utilisation de notre argent.
L'accès aux recettes et dépenses réelles de la copropriété.
Ici, la plateforme n'est qu'un levier de pression. Ce n'est pas un outil de contrôle pour nous, mais un outil de relance pour eux. La transparence se regarde dans les comptes globaux, pas dans le simple solde de notre compte client.
⚡ Paradoxe Électronique et Gestion de l'Ombre
Un de nos voisins compare cela au passage à la facture électronique. Mais attention : la facture électronique offre traçabilité et gain de temps. Ici, on invente la dématérialisation avec déplacement obligatoire !
Rien d'étonnant de la part d'un syndic qui :
Prétend ne pas pouvoir envoyer de documents par mail à cause de leur "poids" 😁.
Gère les paramètres d'accès comme une récompense pour "bons payeurs".
🏁 Conclusion
Il est fort probable que mes accès m'arrivent "miraculeusement" suite à cette publication, mais le mal est fait. On ne rectifie pas un tel manque de bonne foi après coup

La région de Sousse-Nord et Port El Kantaoui accueille ponctuellement des événements culturels et économiques, à l’image du festival ou salon de l’huile d’olive. Cependant, aucun calendrier officiel, public et structuré des événements n’est disponible, ce qui nuit fortement à la visibilité, à l’anticipation et à la participation du public.
L’information sur les événements circule de manière fragmentée, souvent à la dernière minute. Cette situation révèle un déficit de coordination, de communication et de prévention, tant pour les citoyens que pour les acteurs économiques et touristiques.
La Société d’études et de développement de Sousse-Nord, acteur central du territoire, ne propose à ce jour aucun agenda événementiel fédérateur.
Plus préoccupant encore, les activités en lien direct avec le port et la mer sont quasi inexistantes dans la programmation événementielle.
La marina de Port El Kantaoui, dont l’essence même repose sur la pêche, la navigation de plaisance, les sports nautiques et la culture maritime, ne bénéficie d’aucune animation régulière mettant en valeur :
Cette absence crée une rupture entre l’infrastructure portuaire et la vie culturelle et économique du site, réduisant la marina à un simple décor touristique.
Sans agenda officiel et sans événements maritimes structurés, Sousse-Nord perd une opportunité majeure de :
L’absence de visibilité, d’organisation et d’activités maritimes à Port El Kantaoui constitue un frein réel au développement du territoire.
La mise en place d’un calendrier événementiel officiel, intégrant pleinement la mer et le port comme axes centraux, apparaît aujourd’hui comme une nécessité, et non comme une option.
La question posée par Si Jamil est bien pertinente et mérite une clarification rigoureuse des rôles, ci-après j'essaie d'exposer quelques précisions importantes souvent mal comprises:
🔹 Société Sousse Nord (SN)
👉 Sousse Nord est le promoteur historique de la station Port El Kantaoui.
👉 Elle est copropriétaire au même titre que nous tous, mais détient le nombre de voix le plus important parmi les propriétaires.
👉 Elle assure également la gestion du port touristique et de ses infrastructures.
👉 Il s’agit d’une structure à caractère pseudo-public, ce qui implique des responsabilités particulières.
❗ À ne surtout pas confondre avec SHOTOPEK, qui était la société de gestion du syndic jusqu’en 2011, aujourd’hui placée sous gestion d’un administrateur et sans lien avec la gestion actuelle de la copropriété.
🔹 La Capitainerie du port
👉 Elle est l’autorité officielle chargée de la gestion du port et de sa sécurité.
👉 Le port constituant une zone maritime et une frontière nationale, la capitainerie agit en coordination avec les autorités compétentes pour la navigation, la sûreté et la police maritime.
❌ Elle n’intervient pas dans la gestion de notre copropriété.
🔹 La Municipalité de Hammam Sousse
👉 La municipalité est compétente pour les voiries publiques, l’éclairage public, l’hygiène urbaine et la police municipale.
👉 Elle est également copropriétaire au sein de la station, dans des proportions qui ne pourront être définitivement établies qu’après la délivrance des titres fonciers individuels.
👉 À titre indicatif, certaines voies telles que la fontaine musicale, la route de la Carène ou la route Kantaoui–Morjene relèvent a priori de la propriété municipale.
🔹 Le Syndic – Maisons de la Mer et des Jardins
👉 Le syndic est le gestionnaire exclusif des parties communes de la copropriété, notamment :
👉 Ces missions sont financées par les charges des copropriétaires et relèvent de sa responsabilité directe.
🔴 Toutes ces structures — Sousse Nord, Capitainerie, Municipalité et Syndic — devraient agir en parfaite coordination, dans l’intérêt commun de la station touristique, de sa sécurité et de sa durabilité.
Rappel historique important
Avant 2011, les problèmes de gestion, de propreté, de sécurité et même de plaisance étaient largement inexistants, car la gestion était centralisée sous une seule structure, sans morcellement des responsabilités ni zones grises.
👉 La multiplication des intervenants sans coordination claire est aujourd’hui l’une des causes majeures des dysfonctionnements que nous constatons tous.
Clarifier les rôles, ce n’est pas polémiquer :
👉 c’est savoir à qui demander des comptes,
👉 et surtout éviter la dilution permanente des responsabilités.

« Intempéries exceptionnelles »…mais surtout une gestion exceptionnellement absente
Contrairement au récit servi par le syndic, les infiltrations n’ont pas concerné uniquement les appartements donnant sur la plage. Elles ont touché plusieurs bâtiments en retrait, ce qui démontre clairement que le problème ne vient ni d’une avancée inhabituelle de la mer, ni de l’agitation des vagues, mais bien de défaillances structurelles connues et signalées depuis longtemps.
Pour rappel (et ce n’est pas nouveau) :
– toitures non étanches,
– descentes d’eaux pluviales dégradées,
– égouts d’assainissement bouchés,
– chapeaux de gaines d’aération des toits détériorés.
Tout cela fait partie de l’entretien courant que nous réclamons depuis des années, sans réponse concrète, jusqu’à ce que la pluie serve aujourd’hui d’« excuse universelle ».
Il fallait donc l’avouer que c’est un problème chronique d’entretien, pas un tsunami surprise.
Autre curiosité relevée dans les vidéos postés par un membre du syndic: le directeur du syndic supervisant des espaces du port… qui ne relèvent même pas du syndic, mais de la société Sousse Nord. Avant de « gérer » le territoire des autres, il aurait peut-être fallu faire le tour des bâtiments dont il est réellement responsable.
Manifestement, il est plus simple de gérer le périmètre des autres que d’assumer ses propres obligations.
On nous indique aussi que le président, le directeur et plusieurs membres du syndicat étaient présents sur site pour prendre, en temps réel, les décisions nécessaires.
Lesquelles exactement ?
Des décisions structurelles ? Des réparations durables ? Un plan d’entretien ?
Ou s’agit-il encore une fois de présence symbolique et de communication, pendant que les mêmes problèmes persistent année après année ?
Donc si l’on résume : beaucoup de présence, beaucoup de photos, beaucoup de vidéos… et exactement les mêmes problèmes depuis des années.
Appeler cela une situation « maîtrisée » est audacieux.
Appeler cela une gestion est encore plus audacieux.
La météo n’est pas responsable de l’absence d’entretien.
Les vagues ne bouchent pas les égouts.
La pluie ne dégrade pas seule les toitures négligées.
Et le mauvais temps n’explique pas des années de négligence.
À un moment donné, il faudra bien assumer ses responsabilités et arrêter de maquiller la triste et amère réalité.

Suite au dernier message du syndic présentant un projet de changement d’activité des commerces du port, je me permets d’apporter quelques éléments de réflexion.
S’il est bien entendu souhaitable que notre station retrouve dynamisme et attractivité, il est tout aussi indispensable de rester lucides sur la situation actuelle, ainsi que sur la gestion passée qui nous a collectivement conduits à cette impasse.
Depuis plusieurs années, sous l’autorité du syndic actuel, nous avons malheureusement constaté :
☑️ la multiplication des commerces fermés ou inactifs,
☑️ une dégradation progressive de notre cadre de vie et de l’image de notre port,
☑️ l’absence de vision stratégique et d’actions concrètes pour anticiper ces difficultés.
Aujourd’hui, sous couvert d’un projet de diversification future — sans calendrier précis, sans garanties réelles, ni plan structuré — le syndic semble davantage chercher à masquer les carences de son mandat qu’à y remédier.
L’appel à propositions adressé aux copropriétaires, s’il peut paraître louable en apparence, met surtout en lumière :
☑️ l’absence de planification sérieuse,
☑️ une improvisation manifeste,
☑️ et une tentative de transférer aux copropriétaires des responsabilités qui relèvent pourtant pleinement des missions du syndic.
Or, ce dont nous avons réellement besoin, ce sont :
☑️ des actions concrètes, chiffrées et planifiées,
☑️ un syndic compétent, professionnel et expérimenté, capable non seulement de promettre, mais surtout d’agir,
☑️ une gestion rigoureuse visant en priorité la défense de nos intérêts, l’entretien des parties communes et la sécurité des résidents.
Dès lors, plusieurs questions légitimes se posent :
– Est-il réellement du ressort de l’équipe syndicale actuelle de multiplier les effets d’annonce sur la revitalisation commerciale, alors que la station décline depuis des années ?
– N’est-il pas plus judicieux de se concentrer sur les missions fondamentales : entretien, sécurité, suivi des décisions et exécution des engagements pris ?
– Quel est le suivi concret de cette nouvelle annonce ?
– Et, plus largement, qu’en est-il du suivi de la fameuse « plateforme électronique » annoncée il y a plus d’un an, censée voir le jour « dans les prochains jours », et dont nous attendons toujours la mise en œuvre ?
Les copropriétaires n’ont pas besoin de promesses supplémentaires ni de communications séduisantes mais sans lendemain.
Ils ont besoin de résultats, de transparence et d’un pilotage sérieux.