Vers une gestion saine de notre copropriété Kantaoui 

Le récent jugement du Tribunal de Première Instance, annulant les Assemblées Générales des 8 et 22 juin 2025, marque un tournant historique pour notre copropriété. Au-delà de sa signification juridique, ce verdict soulève une question fondamentale : le syndic autoproclamé en place agit-il pour l’intérêt de Kantaoui ou pour sa propre survie ?

Un bilan sans appel : une décennie de dérive

Depuis 2017, la présidence actuelle maintient les commandes. Plus grave encore, la direction opérationnelle est occupée depuis 2013 par un employé dont le statut n’a jamais reçu l’aval d’une Assemblée Générale.

Le constat est amer :

  • Régression du site : Kantaoui, fleuron de notre région, subit une dégradation catastrophique de ses infrastructures et de son image.
  • Opacité totale : Les rapports des commissaires aux comptes se suivent et se ressemblent, pointant une gestion chaotique et un manque flagrant de transparence financière.
  • Irrégularité chronique : Depuis des années, aucun règlement de copropriété légal n'est respecté pour la tenue de nos AG, excluant de fait les voix critiques et décourageant les propriétaires les plus investis.
  • Isolement institutionnel : Même la Société Sousse Nord, acteur majeur en nombre de voix, semble s’être mise en retrait face à cette gestion abusive.

Le coût exorbitant de l'obstination

Aujourd'hui, alors que des procédures pénales sont en cours, une stratégie de "maintien à tout prix" se dessine. Il est inadmissible que les frais d’avocats et de procédure engagés par le syndic autoproclamé pour défendre des pratiques jugées illégales soient financés par nos charges et les recettes de la copropriété.

Chaque dinar dépensé pour s'accrocher au pouvoir est un dinar volé à l'entretien de nos jardins, de nos éclairages et de notre sécurité.

Ce que devrait faire un Syndic responsable (Faits et actes concrets)

Si l'intérêt de la copropriété était réellement la priorité du syndic, voici les mesures immédiates qu’il devrait prendre :

  1. Cesser tout recours dilatoire : Au lieu de multiplier les appels pour gagner quelques mois, le syndic autoproclamé doit acter la nullité de son mandat et organiser une transition fluide.
  2. Arrêt du financement des frais juridiques personnels : Les fonds de la copropriété ne doivent plus servir à payer la défense de ce syndic autoproclamé dans les affaires où sa responsabilité personnelle ou de gestion est engagée.
  3. Convocation d'une AG de transition sous contrôle d'huissier et des tiers digne de confiance bien loin de l'influence de cette équipe autoproclamée: Organiser une nouvelle assemblée, ouverte à tous, respectant scrupuleusement le règlement de copropriété, sans écarter les voix mécontentes.
  4. Audit indépendant et contradictoire : Permettre un accès total aux pièces comptables pour un audit transparent, afin de rassurer les copropriétaires sur l'usage réel des fonds depuis des années.
  5. Passation transparente des pouvoirs : Préparer la remise des clés et DEMISSIONNER.

Conclusion : Pour le renouveau de Kantaoui

La justice a parlé. S'obstiner dans une gestion de fait, sans mandat légal et contre l'évidence des rapports financiers, ne fait qu'aggraver la situation de notre patrimoine commun.

Nous appelons le syndic autoproclamé à une prise de conscience : le respect du droit n'est pas une option, c'est un devoir. Kantaoui mérite une gestion professionnelle, transparente et, enfin, légale. La survie de notre station en dépend.

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