De 17 à 24 Dinars aujourd'hui.. À quand les 50 Dinars ?
L'urgence de reprendre le contrôle de notre résidence
Chers voisins,
Une augmentation brutale de 42 % de nos charges de copropriété (passant de 17 DT à 24 DT le mètre carré) n'est pas une simple "évolution due à l'inflation". Peu importe les justifications avancées, une hausse aussi soudaine et vertigineuse est avant tout le symptôme d'une mauvaise gestion.
Dans n'importe quelle organisation saine, un mauvais gestionnaire est écarté et remplacé. Pourtant, dans notre résidence, la même présidence est reconduite année après année depuis 2017. Comment est-ce possible ?
Pourquoi le même gestionnaire est-il reconduit depuis 2017 malgré des résultats contestables ? La réponse tient en une stratégie : organiser l'absence des copropriétaires.
1. La stratégie des "dates surprises" : L'art de l'esquive
Pour régner sans partage, le secret est de convoquer les Assemblées Générales (AG) au moment où vous êtes le moins disponibles. Observez le calendrier des "mascarades" passées :
- En septembre : Juste au moment où les familles quittent la résidence pour regagner leurs demeures principales et gérer le stress de la rentrée.
- En juin : Un troisième jour de l'Aïd El Kebir, ou pire, en pleine période de révisions du Baccalauréat et des concours nationaux.
- Le timing calculé : Des dates fixées bien avant que nos résidents à l'étranger ne puissent organiser leur voyage.
- Le coup de grâce : Des convocations envoyées à la dernière minute, reçues parfois après la tenue de l'AG !
Quand on choisit entre le futur de ses enfants et une réunion de copropriété, le choix est vite fait. Le syndic le sait, et il en joue pour vider la salle.
2. La fable du "Personne d'autre ne veut se présenter"
On nous répète souvent que le président autoproclamé se sacrifie car "personne ne veut prendre la relève". C'est faux. Il s'agit en réalité d'une stratégie bien rodée d'étouffement de toute concurrence loyale.
Avez-vous remarqué le manège des "listes fictives" qui se présentent pour faire illusion, avant de se désister à la dernière minute pour laisser la voie libre à l'unique liste du président autoproclamé?
D'ailleurs, pourquoi votons-nous par "liste" ? Historiquement, les élections se faisaient de manière individuelle et démocratique. Le vote par liste a été parachuté depuis 2015 suite à une modification "sur mesure" du règlement, conçue spécifiquement pour verrouiller les candidatures, écarter les indépendants et protéger un clan.
Rappelons que ce règlement abusif a même été annulé par un jugement de première instance en 2016 grâce aux efforts de notre voisin Si Slah Jgham!
3. Comment le système a-t-il été verrouillé en Assemblée Générale ?
Si des décisions aussi graves (comme la modification de 2015) ont pu être votées, c'est parce que l'expression démocratique a été confisquée par trois manœuvres inacceptables :
- Le chantage au vote : L'imposition d'une condition illégale interdisant l'accès à l'Assemblée Générale (AG) à tout copropriétaire n'ayant pas intégralement réglé ses charges. Résultat ? Les copropriétaires mécontents de la gestion, qui utilisent la rétention de paiement comme seul moyen de protestation, sont systématiquement écartés des votes.
- La dictature des procurations : L'autorisation d'un nombre illimité de procurations par personne. Cela permet à une poignée d'individus par abus de leur pouvoir évidemment de dicter leur loi en confisquant des dizaines de voix.
- La politique de l'embuscade financière : Les rapports financiers et les rapports des commissaires aux comptes ne sont jamais communiqués avant l'AG. Cette opacité empêche toute analyse sérieuse, esquive les questions gênantes et dissimule les "réserves" formulées par les auditeurs pour faire valider des comptes parachutés à la hâte. Pour éviter donc que les copropriétaires ne découvrent les "réserves" et les anomalies avant qu'il ne soit trop tard. On vous parachute des chiffres en séance, on évite les discussions sérieuses, et on valide à la hâte.
4. Notre silence est leur chèque en blanc
Posons-nous la question avec lucidité : qui peut freiner un mauvais gestionnaire si les maîtres des lieux sont absents ?
La réponse est personne. Cette augmentation de 42 % est un test. Si l'absentéisme et la nonchalance de la majorité des copropriétaires continuent, il ne faudra pas venir pleurer demain. Passer de 17 DT à 24 DT d'un seul coup ne les a pas gênés. Qu'est-ce qui les empêchera, l'année prochaine, de passer à 30, 40 ou même 50 Dinars le mètre carré ?
Absolument rien, tant que la salle de l'Assemblée Générale sera vide.
Reprenons notre pouvoir
La présence massive des copropriétaires est le seul rempart contre ces abus. Nous sommes les propriétaires. Nous sommes les décideurs.
En venant en masse, en exigeant les documents à l'avance, en limitant les procurations et en refusant de valider l'injustifiable, nous pouvons stopper cette hémorragie financière et écarter ce système verrouillé.
Ne laissons plus une minorité décider du prix de notre tranquillité. Votre présence à la prochaine AG n'est plus une option.






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