Le Procès-Verbal de l’Assemblée Générale 2025 montre clairement qu’il n’existe pas de conseil syndical identifié au sein du complexe.
Au moment de l’élection, deux listes étaient initialement annoncées :
Mais Françoise Jacobs a retiré sa candidature, laissant une seule liste, celle de M. Slim Elouehchi, élue avec 131 voix.
PV-AG-2025_fr
Le document mentionne :
« dépôt des candidatures à la présidence et au comité du syndicat… »
mais aucune liste nominative des membres du comité n’est publiée.
Le PV ne cite que le président, jamais les membres supposés du conseil syndical.
Sans liste officielle, sans identification des membres, sans répartition de responsabilités, un « conseil syndical » ne peut pas exister ni fonctionner légalement.
Les copropriétaires ne savent donc pas :
Le PV permet d’identifier un président, mais aucune équipe, aucun comité constitué, aucun conseil syndical opérationnel.
Il n’y a donc pas de conseil syndical identifiable ni fonctionnel, ce qui laisse les copropriétaires sans représentation structurée, sans contrôle interne du syndic et sans organe consultatif, ce qui constitue une faiblesse importante pour la gestion du complexe.
Lorsqu’un syndic est bénévole, la tentation d’abuser de sa position pour servir ses propres intérêts ou ceux de ses proches est souvent grande. C’est une dérive que connaissent malheureusement de nombreuses copropriétés.
Le risque est encore plus élevé lorsque la même personne cumule les fonctions de syndic et de président du conseil syndical, deux rôles pourtant fondamentalement incompatibles. Ce cumul supprime tout mécanisme de contrôle, privant ainsi la copropriété de la transparence et de l’équilibre nécessaires à une bonne gouvernance.
Se proclamer « bénévole » confère parfois à certains une impression d’impunité ou de tolérance excessive, sous prétexte d’un engagement personnel. Or, cette situation peut mener à des conflits d’intérêts, voire à des décisions contraires à l’intérêt collectif.
C’est précisément pour éviter ces dérives que la loi encadre strictement la fonction de syndic : lorsqu’elle est confiée à un syndic professionnel, celui-ci ne peut pas être copropriétaire dans la copropriété — ni lui, ni son conjoint.
Cette séparation des rôles garantit une indépendance réelle et permet au conseil syndical élu de contrôler et d’orienter l’action du syndic dans l’intérêt commun de tous les copropriétaires.
Il est parfois avancé que le syndic professionnel coûte cher. En réalité, un syndic bénévole mal encadré ou insuffisamment compétent peut revenir beaucoup plus cher à la copropriété, notamment en raison d’erreurs de gestion, d’un suivi juridique incomplet ou de travaux mal planifiés. Le professionnalisme et la rigueur du syndic constituent donc un gage d’efficacité et de sécurité financière pour l’ensemble des copropriétaires.
La succession des syndics de la copropriété Les Maisons de la Mer et Jardins à Port El Kantaoui n’a pas toujours suivi un cadre transparent ni conforme aux règles. Les transmissions entre présidents successifs se sont souvent déroulées dans la confusion, sans respect des procédures réglementaires ni des principes de bonne gouvernance. Des conflits d’intérêts, des rivalités personnelles et même des altercations ont entaché l’image de la copropriété. Il est essentiel de mettre fin à ces dérives en instaurant des mécanismes de contrôle clairs, collégiaux et validés par les copropriétaires, afin d’assurer la transparence, la continuité et la sérénité dans la gestion commune.
| Responsable / Syndic | Rôle | Période approximative | Remarques |
| SHOTOPEK | Gestion initiale / syndic promoteur | 1979 – années 1990/2000 | Gestion de la station et des premiers lots de copropriété à la création du Port El Kantaoui. |
| Lotfi Lekbar | Président du syndicat des copropriétaires | ≈ 2011 – début 2013 | Président élu à la suite de l’AG du 19 août 2011. Son mandat a précédé la décision administrative de 2013. |
| Malek Rejiba | Président du syndicat (rétabli par arrêté du Gouverneur de Sousse) | mars 2013 – 2014 | Décision du Gouverneur de Sousse n° du 1ᵉʳ mars 2013 : annulation du décret n° 680/25 février 2013 et rétablissement de Malek Rejiba dans ses fonctions. |
| Mohamed Hamzaoui | Président du syndicat | 2013 – août 2014 | Président élu avant l’AG du 3 août 2014. |
| Sadok Kouka | Président (mandat contesté) | 3 août 2014 – 21 août 2015 | Désigné le 03/08/2014 ; mandat invalidé par jugement de référé du 21/08/2015 confirmé le 02/02/2016. |
| Vacance de direction | Absence de bureau syndical / présidences contestées | 02/08/2015 – 02/01/2017 | Période de blocage et rivalités : Lotfi Lekbar, Malek Rejiba et d’autres ont revendiqué la présidence avant l’arrêté municipal n° 21 du 02/01/2017. |
| Slim Ouahchi | Président actuel | 2017 – en cours (2025) | Président en exercice ; gestion très contestée : manque de transparence, opacité comptable et élections jugées irrégulières (AG du 8/06 et 22/06/2025). |
Depuis plusieurs mois, de nombreux copropriétaires constatent avec inquiétude les dérives graves dans la gestion de notre copropriété. Le syndic en place démontre une incompétence manifeste et un non-respect flagrant des règles de transparence et des obligations légales qui régissent toute administration de biens collectifs en Tunisie.
Le cas du Procès-Verbal de l’Assemblée Générale du 22 juin 2025 illustre parfaitement l’ampleur du problème.
Plusieurs copropriétaires, aussi bien résidents locaux qu’expatriés, n’ont jamais reçu copie du PV, alors que ce document constitue un droit fondamental prévu par la loi.
Pire encore, seuls quelques-uns y ont eu accès par des voies détournées, preuve d’un manque évident de rigueur et d’un mépris total des principes de bonne gouvernance. La publication fragmentaire dans le Journal Officiel de la République Tunisienne ne peut en aucun cas se substituer à la transmission intégrale du PV à l’ensemble des copropriétaires.
Dans la plupart des pays européens, les syndics ont l’obligation d’informer par écrit chaque copropriétaire de toutes les décisions prises en assemblée, dans un délai précis et par un canal traçable (lettre recommandée ou notification électronique).
En Tunisie, malheureusement, la réalité est tout autre : retards systématiques, communication sélective, décisions opaques et absence de comptes rendus réguliers.
Ces carences engendrent un climat de méfiance généralisée et nuisent gravement à la crédibilité du syndic, qui semble agir sans aucun souci d’obligation ni d’équité envers les membres de la copropriété.
Il est temps de rétablir l’ordre et la légitimité dans la gestion de notre copropriété.
Chaque copropriétaire, présent ou absent, doit exiger la communication officielle du Procès-Verbal de l’Assemblée Générale du 22 juin 2025 et réclamer la mise en conformité du syndic avec la loi n°90‑23 régissant les copropriétés.
La gestion de nos biens communs ne peut rester entre les mains d’un organe défaillant et opaque.
Un appel au changement de syndic ou à la mise sous contrôle d’un administrateur provisoire peut devenir une mesure nécessaire pour rétablir la transparence, la confiance et la légalité.
| PDG Sousse Nord | Durée du mandat |
|---|---|
| Ahmed Abdelkefi | 1973 - 1978 |
| Habib Kamoun | 1978 - 1980 |
| Hassen Zouari | 1980 - 1983 |
| Mohamed Jegham | 1983 - 1988 |
| Amor Latiri | 1988 - 1993 |
| Mohamed Dahman | 1993 - 1997 |
| Fredj Daouas | 1997 - 2004 |
| Foued Daghfous | 2004 - 2008 |
| Slah Mani | 2008 - 2013 |
| Salem Jarou | 2013 - 2015 |
| Habib Ammar | 2015 - 2020 |
| Abdelkader Saltène | Depuis 2020 |