Le syndic bénévole :

Lorsqu’un syndic est bénévole, la tentation d’abuser de sa position pour servir ses propres intérêts ou ceux de ses proches est souvent grande. C’est une dérive que connaissent malheureusement de nombreuses copropriétés.
Le risque est encore plus élevé lorsque la même personne cumule les fonctions de syndic et de président du conseil syndical, deux rôles pourtant fondamentalement incompatibles. Ce cumul supprime tout mécanisme de contrôle, privant ainsi la copropriété de la transparence et de l’équilibre nécessaires à une bonne gouvernance.

Se proclamer « bénévole » confère parfois à certains une impression d’impunité ou de tolérance excessive, sous prétexte d’un engagement personnel. Or, cette situation peut mener à des conflits d’intérêts, voire à des décisions contraires à l’intérêt collectif.

C’est précisément pour éviter ces dérives que la loi encadre strictement la fonction de syndic : lorsqu’elle est confiée à un syndic professionnel, celui-ci ne peut pas être copropriétaire dans la copropriété — ni lui, ni son conjoint.
Cette séparation des rôles garantit une indépendance réelle et permet au conseil syndical élu de contrôler et d’orienter l’action du syndic dans l’intérêt commun de tous les copropriétaires.

 Il est parfois avancé que le syndic professionnel coûte cher. En réalité, un syndic bénévole mal encadré ou insuffisamment compétent peut revenir beaucoup plus cher à la copropriété, notamment en raison d’erreurs de gestion, d’un suivi juridique incomplet ou de travaux mal planifiés. Le professionnalisme et la rigueur du syndic constituent donc un gage d’efficacité et de sécurité financière pour l’ensemble des copropriétaires.

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