Il me semble utile de rappeler une distinction qui n'est pas seulement une question de vocabulaire.

 

En copropriété, nous ne versons pas des cotisations, mais des charges de copropriété.

 

Une cotisation évoque la participation au fonctionnement d'une association ou d'un club.

 

Les charges de copropriété, elles, financent des prestations précises : l'administration de la copropriété, l'entretien des parties communes, la sécurité, les équipements communs, les espaces verts, les contrats de maintenance, etc.

 

Parce que nous payons des charges, il est tout à fait normal de demander comment elles sont utilisées, quels travaux sont programmés, quels contrats sont conclus et quels résultats sont obtenus. Cette exigence de transparence ne traduit pas une défiance, elle fait partie du fonctionnement normal d'une copropriété.

 

De la même manière, les initiatives des copropriétaires sont toujours les bienvenues. Elles montrent l'attachement que chacun porte à notre patrimoine commun. Mais elles ne doivent jamais se substituer aux missions de gestion pour lesquelles le syndic est mandaté et rémunéré.

 

Une copropriété bien gouvernée ne devrait pas dépendre de l'énergie ou de la bonne volonté de quelques copropriétaires.

 

Dans une gouvernance mature, les initiatives individuelles constituent un atout, non une nécessité destinée à compenser les défaillances du fonctionnement courant.

L'objectif n'est donc pas de savoir qui fait le travail, mais de faire en sorte que chacun exerce pleinement le rôle qui lui revient, dans l'intérêt de tous les copropriétaires.