À la suite du cambriolage récemment subi par une copropriétaire (phase 5), les copropriétaires des Maisons de la Mer et des Jardins expriment avant tout leur soutien total à la personne concernée.
Cet événement, profondément choquant, ne peut pas être traité comme un fait isolé. Il s’inscrit dans un contexte d’insécurité persistante et de dysfonctionnements signalés à de multiples reprises, restés sans réponse adéquate de la part de l’équipe du syndic en place.
Constats répétés et largement partagés
Depuis de longs mois, de nombreux copropriétaires alertent sur :
- l’absence prolongée d’éclairage dans les parties communes (allées, parkings, accès),
- le manque manifeste de gardiennage, notamment en soirée et durant la nuit,
- l’absence de mesures préventives élémentaires indispensables dans une résidence privée,
- une communication défaillante, tardive ou minimisant des faits pourtant graves.
Ces carences ont contribué à instaurer un sentiment d’insécurité généralisé, désormais confirmé par des faits concrets.
Rappel des obligations du syndic (législation tunisienne)
Conformément au droit tunisien de la copropriété, notamment la loi n°94-9 du 25 janvier 1994 relative à la copropriété des immeubles bâtis, ainsi qu’aux principes généraux de responsabilité civile (Code des obligations et des contrats), le syndic est tenu de :
- Assurer la gestion, l’entretien et la conservation des parties communes ;
- Garantir des conditions normales de sécurité pour les occupants et les biens ;
- Prendre les mesures nécessaires pour prévenir les risques prévisibles ;
- Informer loyalement les copropriétaires des faits affectant la sécurité et la valeur de la copropriété.
Une négligence récurrente désormais inacceptable
Malgré les alertes répétées, aucune action structurelle, immédiate et durable n’a été mise en œuvre à la hauteur des enjeux.
Il est inacceptable que :
- des charges soient perçues sans amélioration tangible de la sécurité,
- des incidents graves soient connus mais minimisés ou dilués dans des discours rassurants,
- la responsabilité soit éludée ou indirectement déléguée,
- les copropriétaires et occupants soient exposés à des risques humains et matériels croissants.
Conclusion
La sécurité des résidents n’est ni optionnelle, ni secondaire. Elle constitue une obligation légale, morale et contractuelle.
Le temps des alertes ignorées est révolu. Les copropriétaires sont en droit d’exiger une gestion responsable, sécurisée et respectueuse des personnes et des biens.





/