Le groupe WhatsApp illustre une problématique fréquente en Tunisie : une gestion jugée opaque et peu professionnelle, occasionnant de vives discussions autour des charges, du refus d'augmentation sans justification, et de la nécessité d'un audit indépendant pour assainir la gestion du syndic et garantir la pérennité de l'immeuble.

Témoignage : 

Mme O., une copropriétaire dans une résidence d’un quartier de l’Ariana à Tunis, partage son désarroi : « Depuis plusieurs années, notre résidence se délabre. Les peintures des façades se délitent, les interphones ne marchent plus… Certains propriétaires doivent plus d’une dizaine de milliers de dinars au syndic, alors que d’autres s’acquittent chaque année de leurs dus honnêtement. »

Cependant, poursuivre en justice les mauvais payeurs reste un problème dans les syndics gérés par les habitants eux-mêmes, malgré le fait que le non-paiement des frais puisse entraîner des poursuites graves, allant jusqu’à la saisie du bien.

Par ailleurs, des cas de mauvaise gestion financière émergent également. Mme O. partage un cas où l’ancien président n’a pas hésité à voler dans la caisse des sommes considérables,