Depuis plusieurs années, la gestion de la copropriété est marquée par des contestations récurrentes concernant l'organisation et le déroulement des assemblées générales.

Aujourd'hui, une question fondamentale se pose : comment le syndic pourrait-il organiser une nouvelle assemblée générale, ordinaire ou extraordinaire, dans un contexte où certaines pratiques passées ont été sévèrement remises en cause ?

Reproduire les méthodes habituellement utilisées apparaît particulièrement risqué. En effet, une procédure similaire a déjà fait l'objet d'une contestation judiciaire ayant abouti à l'annulation des décisions prises. Dans ces conditions, la répétition des mêmes pratiques exposerait la copropriété à de nouveaux contentieux et à une insécurité juridique persistante.

À l'inverse, organiser une assemblée générale dans le strict respect des règles légales et des bonnes pratiques habituellement observées dans les copropriétés constituerait une rupture avec les méthodes appliquées jusqu'à présent. Une telle démarche soulèverait inévitablement une interrogation : pourquoi ces règles n'ont-elles pas été appliquées avec la même rigueur au cours des années précédentes ?

Le syndic se trouve ainsi confronté à une situation particulièrement délicate.

D'un côté, poursuivre selon les anciennes méthodes reviendrait à s'exposer à de nouvelles contestations et à fragiliser davantage la validité des décisions qui seraient adoptées.

De l'autre, mettre en place une procédure irréprochable pourrait être perçu comme la reconnaissance implicite des insuffisances qui ont marqué la gestion des assemblées générales depuis 2017.

Ce dilemme n'est pas seulement celui du syndic. Il concerne également l'ensemble des copropriétaires, qui ont besoin de retrouver un fonctionnement transparent, conforme aux exigences légales et garantissant la sécurité juridique des décisions collectives.

Plus que jamais, la copropriété a besoin d'un retour aux principes fondamentaux de gouvernance : information complète des copropriétaires, respect des procédures, transparence des débats et sincérité des votes. C'est à cette condition seulement que la confiance pourra être restaurée et que les décisions futures pourront s'inscrire dans un cadre incontestable.